Zigzags en Aubrac à dos de Gravel
Voyage multi-jours

Zigzags en Aubrac à dos de Gravel

Une randonnée gravel en pleine nature, au milieu des terres sauvage en plein cœur du massif central. L'Aubrac offre les paysages parmi les plus beaux, et beaucoup de chemins permettent d'en profiter au maximum !

mardi 22 septembre 2026

L'aubrac... C'est avant tout pour moi des souvenirs d'enfance, puisque j'y allais alors tous les ans pendant 2 semaines au mois d'août. D'autant plus que pour y aller et en repartir on le faisait à vélo. Cela faisait de trop nombreuses années que je n'y étais plus allé. Il y a un an j'avais fait une première randonnée vélo bikepacking avec 1 nuit en bivouac avec un ami, et j'avais beaucoup aimé l'expérience. Je lui ai donc proposé de partir cette année pour 1 randonnée de 6 jours dans l'Aubrac. La promesse était une rando merveilleuse avec des paysages à couper le souffle sur de magnifiques chemins et petites routes... et la réalité était largement à la hauteur de cette promesse. C'est une randonnée faite début juin, il y avait encore de la verdure, de l'eau et de la fraîcheur.

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Jour 1

samedi 6 juin 2026

Pour cette première journée, nous rejoignons Rodez par le premier train du matin. Nous démarrons directement la randonnée, avec une courte pause à la meilleure boulangerie de la ville, une boulangerie bio qui est - soyons transparent - à Onet-le-Château et pas à Rodez même. Et puis c'est parti pour l'aventure !

La rando commence par des chemins que je connais déjà mais que j'adore : les chemins autour de Rodez ne sont que plaisir et encore plus avec des pneus extra larges ! Des passages aussi par de petites routes très belles !

On rejoint la voie verte de Bertholène à Espallion que je fais pour la première fois en entier (a moins de 500m près on va pas chipoter). Elle est vraiment trop cool j'adore le fait qu'elle soit dans son jus très peu aménagée, chemin sauvage ! La descente finale et ses nombreux tunnels (pas du tout éclairés contrairement à ce que disent les rumeurs...), mais aussi de nombreux viaducs, est au top ! J'adore passer par des tunnels, anciens tunnels ferroviaires chargés d'histoire, eh bien j'ai été servi !

Arrivé a Espallion, c'est l'instant ravitaillement ! Puis direction Saint-Côme où nous faisons une pause au bar pour recharger en sucre ! Car ensuite on attaque la montée sur le plateau de l'Aubrac sur près de 18 km ! Sur route, et c'est déjà assez dur comme ça ! Une montée qui mise presque tout sur l'endurance car la pente est douce hormis quelques très rares murs. Cependant, nous avons malgré tout droit à quelques passages sur chemin durant cette ascension du plateau !

Milieu de montée, on arrive au dernier point d'eau du jour, fort heureusement fonctionnel. Il s'agit même d'un ravito proposé aux randonneurs et pèlerins, en libre service, où est proposé café, eau chaude ou jus d'orange, contre une participation de 2 euros. Je salue l'initiative même si nous sommes restés sur l'eau froide !

Seconde partie de montée, on a eu la komooterie du parcours : un chemin impraticable complètement enherbé on a eu du mal a le contourner, on s'y est pris par 2 fois, finalement par la route !

Arrivé sur le plateau, passage dans la célèbre forêt de l'Aubrac avec une piste forestière exceptionnelle ! Puis un sentier très joli mais a plusieurs moments très pierreux ! D'ailleurs mon vélo y a fait une chute. Oui, mon vélo mais pas moi car je me suis désolidarisé. Au prix où il a coûté s'il est pas foutu de tenir sur ses roues c'est bon quoi... rofl emoji

On rejoint ensuite un pré où le chemin tourne à droite... Le chemin ? De quel chemin parlez-vous ? Bon on pousse les vélos sur ce qui aurait dû être un chemin d'après komoot. Chemin qu'on aperçoit vaguement juste avant de rejoindre la route, on est vraiment mauvaise langue (non). Puis route avec paysage splendide on en prend plein les yeux !

Juste avant de rejoindre le dernier chemin, nous passons juste à côté de la fameuse "Croix de la rode". Fameuse, pas forcément pour tout le monde, mais je ne pouvais pas manquer de la photographier, elle, la "vraie" car quelqu'un qui se reconnaîtra nomme un tour le tour par le chemin de la croix de la rode alors qu'il n'y a pas de croix, en référence malgré tout à ce lieu...

On rejoint ensuite une piste qui nous amène dans un petit bois où on passera la nuit. La fin de la rando prévue initialement quelques mètres plus loin est dans un pâturage... Pour aujourd'hui on préférera les tiques aux vaches, la transhumance ayant déjà eu lieu !

C'est le moment de monter la tente, avec la fameuse technique de mettre le vélo en partie entre la toile intérieure et extérieure, technique que je recommande aux paranos de vols de vélo y compris dans les coins complètement paumés où il n'y que des vaches à plusieurs kilomètres à la ronde... On est jamais trop prudents, non ? roll_eyes emoji

Première journée bien remplie avec ses 89 kilomètres et ses 1780 m de dénivelé positif !

Jour 2

dimanche 7 juin 2026

La nuit n'aura pas été de tout repos, avec pas plus de 3 heures de sommeil. Je m'y attendais, n'ayant pas l'habitude des nuits en tente et ayant le sommeil capricieux. Heureusement, l'excitation du voyage étant bien plus efficace que le meilleur des cafés, je peux repartir sans ressentir plus que ça de fatigue !

La trace commence fort. Des paysages magnifiques des montagnes. Ah, que la montagne est belle... le chemin moins. Chemin dans les pâturages, qui se transforme régulièrement en pierriers. Pour ma part, c'est a de nombreuses reprises que je me retrouve à pousser le vélo. Mais non, je ne modifierai pas cette portion de la trace. Un paysage comme ça, ça se mérite et je suis totalement OK de pousse le vélo pour ça !

On descend ensuite sur ce chemin qui au début est toujours un peu pierreux. La fin se révèle très roulante. Arrivé sur la route, changement d'ambiance direct car on attaque sans transition la plus longue montée du jour, une catégorie 3 (la plus facile des montées difficiles donc). Elle est longue mais sans autre difficulté particulière. J'apprécie la petite cascade au bord de la route !

Puis on rejoint la grande draille qui est une sorte de piste au travers de la forêt. C'est très vallonné, parfois technique, c'est une très belle section !

Puis on rejoint un pré. On quitte le chemin pour contourner les vaches, et puis une fois rejoint on avance un peu sur un joli chemin... jusqu'à la fin du pré ! Une fois quitté on se retrouve dans les sous-bois, sur un sentier... Pardon ? De quel sentier veux-tu parler komoot ? On pousse donc le vélo sur un parcours plus ou moins parallèle à la trace, jusqu'à finalement la rejoindre là où elle redevient un vrai sentier. Qui grimpe parfois fort, trop fort, jusqu'à devoir reprendre le mode pousser le vélo. Point zoologique du jour, nous passons durant cette galère à côté d'une fourmilière géante !

Difficulté de la rando du jour, le premier point d'eau annoncé est a 33km, et j'ai pour ma part à peine plus d'1 litre d'eau au départ. Leçon du jour : 33 km, ça peut être beaucoup... Nous arrivons finalement a un joli pont romain et un joli ruisseau. Par sécurité, nous prenons de l'eau du ruisseau au cas où... Car il est proche de midi et il reste encore 7 km jusqu'au point d'eau... Le genre de distance qu'on fait en 20 minutes sur route... À peine plus sur chemin, non ?! Ne pas se fier aux apparences...

La suite du trajet est un vrai traquenard... Quelques belles portions très courtes pour donner la confiante puis paf le chemin devient impraticable et on pousse le vélo. Quand on est pas sur le vélo et qu'une ornière surprise nous en éjecte...

À la suite d'une énième barrière a passer, je vais avoir ma première (et j'espère dernière !) blessure du parcours. Le fameux coup de la pédale. En voulant enclencher la pédale auto a gauche, ça veut pas, la fatigue et les 3 heures de repos de la nuit précédente n'aidant pas, je manque de patience... le pied rippe et par un procédé dont je ne sais plus expliqué après coup la pédale tape de plein fouet le tibia. Je vais avoir une bosse... Ah non pardon, j'AI une bosse. Instantanément ! Bon c'est l'occasion de tester le kit de premier secours, je l'ai pas acheté pour rien celui-là joy emoji

La trace se poursuit encore sans s'améliorer. Point positif : Garmin m'annonce un point d'eau 2 km avant ce qui était prévu : c'est le cimetière qui sauve la vie (quelle ironie !). Et c'est a 13h15 qu'on peut enfin manger et remplir toutes les réserves d'eau !

On a tous pris un coup au moral et on réfléchit même à rejoindre Nasbinals par la route... 18 km sans surprise contre plus de 35 en prenant le risque de retrouver ce qu'on a enduré ce matin, c'est tentant... Mais si on commence a transformer une rando gravel en rando route à J2, la confiance va être sacrément entachée pour la suite...

Finalement, je décide de retravailler la trace, pas facile sur téléphone mais avec la vue satellite je libère la trace de quelques contraintes et komoot semble alors me proposer des chemins qui semblent roulants, à minima ils sont bien blancs. On part donc là dessus, en se disant que si c'est la galère on prendra l'option route alors.

Eh bien quelle surprise !! La trace est alors juste parfaite ! Que des chemins magnifiques et très roulants ! Du pur plaisir ! Cet après midi, on ne verra quasi pas la route, on enchaîne les belles pistes. On passe même par un superbe sentier, où ils ont même fait des passerelles au-dessus des zones marécageuses, on est choyés !

On retrouve la route pour les derniers kilomètres. Une assez grande départementale mais globalement en descente et puis les paysages sur les plateaux de l'Aubrac sont tellement beaux que ça n'a pas d'importance ! Arrivé à Malbouzon, c'est jour de fête il y a une sorte de marché et je trouve pour seulement 2 euros 2 paquets de gâteaux... Eh bien demain, ça sera le petit déj' le moins cher de l'histoire !

Peu avant la fin, on a un dernier chemin, qui bifurque normalement sur un chemin plein d'herbes... Une dernière surprise de komoot ! Mais en faisant un petit détour on reste sur la piste et on a même une très belle vue sur Nasbinals !

Resto pour ce soir, dans le très bon de la route d'argent. Le barman est aussi aimable qu'une porte de prison (quoi que la porte a peut-être l'avantage...) mais heureusement le reste du personnel l'est beaucoup plus !! Restaurant complet, saturé de pèlerins, je ne savais pas que le chemin de Compostelle avait un tel succès ! Le repas est excellent, le plateau de charcuterie (que je n'ai pas pris, ris d'agneau pour la part), l'aligot et le plateau de fromage sont a volonté, de quoi bien profiter surtout que tout est excellent !! En dessert, une crème brûlée (légèrement) à la framboise qui vaut franchement le coup, elle apporte quelque chose par rapport à l'originale, enfin une variante validée !!

La fin de la la rando, oui car il reste 12 km, se fait sur un parcours recommandé par notre grand maître à tous en Occitanie, que je ne ferais pas l'affront de nommer, et c'est sans surprise un très bel itinéraire que nous terminerons avec plaisir le lendemain matin !

Donc au final une très belle randonnée, avec quand même quelques portions du matin à retravailler pour la prochaine fois !

Jour 3

lundi 8 juin 2026

La nuit, bien qu'un peu meilleure que la veille, c'est pas encore ça. Tant pis on fera avec, si tout va bien il est prévu de bien pouvoir se reposer la prochaine nuit !

Cette étape est la plus longue et clairement la plus exigeante du parcours. Le départ commence par terminer l'incontournable commencé la veille, ce qui permet de le valider dans sa globalité : un parcours très roulant et varié !

La suite passe par des chemins variés, c'est roulant on avance relativement bien.

Nous nous nous rendons quasiment au Puy de la Tuile, un sommet au milieu des arbres qui n'offre aucune vue. Par contre il abrite une armée de mouches, donc nous ne nous y attardons pas. Le chemin pour en repartir a je pense pas mal d'aiguilles de pins qu'on ne voit pas forcément mais qu'on sent car le vélo peine à avancer...

Puis nous retrouvons enfin une bonne piste roulante ! On remonte aujourd'hui vers le nord de l'Aubrac. On arrive à la pause midi en ayant fait un bon tiers du parcours.

On atteint ensuite le département de la Lozère. Les paysages ont un peu changé par rapport à la partie vers Nasbinals.

On avance bien, mais au vu de la distance assez importante ça reste compliqué d'arriver pas trop tard au camping du jour... Première concession : on supprime une montée abrupte en rejoignant Fournels par la route départementale. Joli château et surtout on trouve de l'eau qui est bienvenue !

On reprend le parcours avec des montées très exigeantes, notamment sur chemin, qui mettent à mal notre réserve d'énergie. Le timing devient serré : deuxième concession, nous décidons de continuer un peu sur route afin de contourner une bosse. Au final ça ne nous ajoute même pas de kilomètres ! Nous rejoignons la trace initiale à temps pour observer une maison insolite entre 2 rochers.

Puis nous continuons sur un mélange de petites routes et de beaux chemins roulants jusqu'à rejoindre le coeur des plateaux de l'Aubrac où nous parcourons un sentier assez fun avec quelques pièges malgré tout, qui me vallent une petite chute - sans aucune gravité heureusement.

Nous suivons ensuite le parcours de Compostelle sur un mélange de beaux chemins et beaux sentiers. Dont un sentier qui est impraticable sur vélo gravel, j'ai déjà dit qu'on était pas en VTT ou pas ? Mais il monte sur un sommet avec une vue à couper le souffle !! Bon d'accord, on garde et on pousse le vélo sans râler...

On redescend en poussant encore le vélo sur une bonne partie et on rejoint alors un beau chemin roulant. Nous arrivons comme ça jusqu'à Nasbinals, où on arrive 3 minutes avant la fermeture de la Grange à thé... Ah bah non leur propre site n'est pas à jour et ils sont fermés aujourd'hui en fait ! C'était l'occasion de trouver le fameux Thé d'Aubrac, bon bah tant pis on fera donc sans !

Nous continuons donc les 11 kilomètres restants qui se font essentiellement sur de magnifiques chemins avec une très belle vue.

On arrive enfin au logement ! On peut enfin souffler, se détendre, bien manger et bien dormir. Enfin en tout cas c'est l'idée...

La fin de rando est annonciatrice d'une mauvaise nouvelle : une tique... Probablement du jour car pas gorgée de sang mais impossible d'en être sûr car premier check de toute la rando ce jour. Quoi inculper : le coin toilette du matin dans le pré plein d'herbes hautes (c'était ça ou directement sur le chemin... la prochaine fois tant pis pour la pudeur joy emoji), la pause midi sur une table de pique-nique où il y avait des herbes hautes près de la table et où on était près d'un bois ? L'un des chemins avec herbes hautes emprunté ce jour, qu'on évitera désormais ? Impossible a dire... Mais maintenant mode parano maximal enclenché !

Jour 4

mardi 9 juin 2026

Cette nuit devait être la nuit pour tout récupérer, car c'était LE logement en dur de toute la rando. Complètement raté... Il a fait beaucoup trop chaud, un comble quand il faisait 8°C dehors... résultat vu que c'était sans draps fournis (à moins de payer ENCORE plus cher), j'avais bien trop chaud dans mon duvet.

Je repars donc avec une forme qui frôle le seuil d'alerte. J'ai même clairement franchi la ligne rouge. Heureusement il reste encore la ligne violette et la ligne noire, je décide donc quand même de me ménager autant que possible. Mais... Que sont ces lignes ? La ligne violette correspond à une blessure physique, quant à la ligne noire et bien, on ne l'a franchi que dans 1 sens et 1 seule fois, je vous laisse conclure.

Par chance quelque part, cette étape est je pense celle que j'attendais le plus, ce qui me motive fortement à continuer et ce sans modification de parcours afin de profiter des points de passages à ne pas manquer aujourd'hui.

Après moins de 2 km, nous rejoignons Saint-Urcize où je me ravitaille dans une épicerie pour le midi et où je recharge en produits sucrés pour le carburant. Notamment des paille d'or framboises, puisque cette rando se fait sous le signe des souvenirs, et aussi des pâtes de fruits artisanales qui sont à tomber : on a l'impression de manger directement des fruits !!

Ensuite les choses sérieuses commencent avec une côte de l'espace qui me donne carrément littéralement mal aux cuisses. Heureusement ce n'est pas une douleur qui reste ! Ensuite de très beaux chemins s'enchaînent jusqu'à repasser près de Nasbinals, on termine la petite boucle commencée la veille.

Quelques montées plus loin, on rejoint la fameuse route qui mène à Aubrac. Celle-là même que j'empruntais la dernière fois 20 ans plus tôt pour les dernières vacances estivales dans la région... On continue cette route jusqu'à rejoindre Aubrac : un magnifique petit village - presque un hameau - dont j'ai gardé un souvenir intacte. Nous nous y arrêtons manger. Pour ma part un sandwich au Pérail Aveyronnais de Saint-Urcize, et oui il a très bien voyagé ce matin, merci la fraîcheur de l'Aubrac !

Petite pause à la Maison de l'Aubrac où j'achète - enfin - du thé d'Aubrac, ainsi qu'à peu près tous les produits qui contiennent du thé d'Aubrac !!

Puis nous attaquons la descente vers le point culminant de la journée : Saint-Chely d'Aubrac ! Culminant pour la courbe émotionnelle mais pas par l'altitude car ça sera bien le point le plus bas du parcours. Descente par la traditionnelle route de Gandilhoc, interrompue pour admirer la cascade des Touzes, où je me cogne la bosse du Tibia contre une branche. Aïe. La cascade est vraiment jolie même si le chemin pour s'y rendre n'est plus du tout entretenu, il faut même avoir l'oeil pour le voir !

Arrivée à Saint-Chély et c'est la séquence émotion nostalgie. Je repasses par tous les points clés : la boulangerie/épicerie (qui a changé depuis), la petite ruelle qui mène a la place principale, la maison de vacances qui n'a pas bougé d'un poil et la cour derrière où sont maintenant écrits nombre de souvenirs partagés sur des ardoises (place du souvenir obligé). Puis la rue pour aller au pont des pèlerins étant fermée pour travaux je fais le tour par la route de Bonnefon. En passant, je vois le départ du chemin des Enfrux. Sentier top à pied, mais que je ne ferai pas à vélo sauf pour vraiment un bon challenge (fort dénivelé, et passages très pierreux dans mes souvenirs...). Je descends au ruisseau. Le pont n'a lui non plus pas bougé, la boralde en dessous non plus. Que de souvenirs... Je remonte voir la source où on se ravitaillais en eau, "Pisse-Pourcels", qui a perdu ses fleurs depuis mon dernier passage en ce lieu.

Marche arrière, je repasse vers une statue de pèlerin qui a été ajoutée - Compostelle oblige - et je passe par les petites rues pour rejoindre le lavoir, qui n'a lui non plus pas bougé, avec toujours l'arrivée de l'eau depuis un canal souterrain très sombre pour effrayer les enfants !

Puis on descend sur la piste du fond des prés qu'on parcours en entier, juste après un bref arrêt sur le pont au-dessus de la boralde. La partie relativement plate de la piste est bien plus courte que dans les souvenirs - à vélo ça passe plus vite ! La partie montante, bien que bien pentue est très régulière et est magnifique, ça se monte tout seul !

Un autre chemin plus tard, on continue ensuite pas mal sur route. Arrivé près de Condom, komoot nous propose une belle descente puis remontée violente sur chemin. Merci mais non merci, nous préférons rejoindre le village par la route.

Nous adaptons aussi la suite du trajet pour limiter le dénivelé mais nous prenons quand même un chemin plutôt pas mal et varié : petite route, du chemin large, du sentier mais large et roulant, un chemin herbeux mais herbe pas haute, pour rejoindre le château Bousquet qui est assez majestueux.

Enfin, nous rejoignons Laguiole où il me tarde de prendre un dessert à la maison Roux pour le dessert de ce soir. La trace passe par Laguiole en partie pour ça il faut dire. Et... comment dire... Les bougres sont en congés toute cette semaine, seulement depuis la veille !! Grosse déception, je me rattrape donc pour le plat chez la boucherie Conquet où nous allions il y a plus de 20 ans déjà. Et bien je ne sais pas comment c'est possible, mais le boucher semble être exactement le même qu'à l'époque... Je veux dire il n'a pas vieillit, rien, tout pareil, comme conservé dans du fomol ! Je prends une blanquette de veau en conserve, qui sera l'une des, sinon la, meilleures blanquettes de ma vie. Très riche en viande par contre, on est chez un boucher les légumes c'est pour la déco. En dessert, c'est tarte à la Rhubarbe crumble de la pâtisserie concurrente à Roux, qui est ouverte, ELLE. Et j'ai ouï dire qu'ils font une fouace que certains préfèrent à celle de chez Roux... Hum... J'y repasserai donc bien demain matin !

La journée se termine dans une nuit sous tente, mais au camping. Miracle du jour, je dors vraiment bien, ce qui me permet de récupérer un peu de mon manque de sommeil, ouf !

Une étape donc magnifique et très riche en émotions ! Un pèlerinage dans les souvenirs et des paysages magnifiques. Que demander de plus ?

Jour 5

mercredi 10 juin 2026

Vous vous souvenez dans l'épisode précédent, je me faisais un plaisir de tester la fouace concurrente de celle de chez Roux. Et vous savez quel jour on est aujourd'hui ? On est mercredi. Un jour comme un autre, sauf pour la Maison Auriat pour laquelle c'est jour de fermeture... Je me rabats finalement donc sur une épicerie locale où je trouve des fromages blancs, une sucette cookie et... Oh !! Une fouace de chez Roux !! Sauvé ! sweat_smile emoji

Une fois le petit déj' terminé, nous partons vers l'ouest. La trace commence par de petites routes sympa et des chemins roulants, malgré un chemin herbeux ce début d'étape se passe à merveille !

Nous quittons rapidement le plateau de l'Aubrac mais restons dans le parc naturel du même nom. Dans la viadène. La spécialité du coin ? Faire les choses à moitié. Nous prenons un chemin ultra-roulant magnifique à base de graviers, qui au bout de plusieurs centaines de mètres se transforme en une horreur de chemin bouché par les hautes herbes. On fait donc demi-tour.

Une autre fois, un beau chemin pareil et puis paf un sentier maxi-empierré prend sa suite. Nous le prenons quand même mais je le regrette rapidement. Le sentier est très régulièrement impraticable, on pousse le vélo régulièrement. On finit enfin sur un chemin roulant qui devient rapidement une route...

Arrivés à Argence en Aubrac, nous décidons finalement de manger au restaurant. C'est un restaurant très simple où le plat principal est... une cuisse de pintade accompagné de coquillettes et lentilles, vraiment j'aurais pu faire plus recherché sans réfléchir mais bon ça fait le taff et vu le prix c'est très bien aussi !

On reprend la route avec un passage sur un beau chemin, qui descend puis qui monte pas mal, mais très roulant c'est validé. Le prochain par contre. Très roulant au début, magnifique ça fait plaisir. Puis il descend. Puis de plus grosses pierres, puis un peu d'herbe... puis c'est bouché par herbes et ronces... Même s'il faut remonter tout, je fais quand même demi-tour et contourne par la route. Étant joueur et ne me décourageant pas je passe par un autre chemin descendant. Ouf, très bien jusqu'au bout, je n'aurai pas à le remonter celui-là.

La suite se fait sur petites routes. Puis on passe par un chemin magnifique au bord d'un lac. Une belle montée ensuite qui finit sur un joli chemin roulant, il se mérite !

Proche de la fin du parcours nous trouvons une boulangerie ouverte le mercredi (ça se fête !). Je prends une tartelette aux myrtilles qui est juste excellentissime !!

Puis c'est la grande descente vers le lac où nous arrivons au camping du jour. Descente très agréable et le lac est très joli.

Le camping est top. Ma forme moins, j'accuse une grosse fatigue ce soir là, j'ai a peine faim je suis clairement dans le rouge et j'espère que la nuit sera réparatrice...

Une étape qui donc au final pourra être top une fois corrigée car les paysages sont encore une fois très beau, c'est juste que sur cette première version plusieurs traquenards komoot ont gâché l'expérience...

Jour 6

jeudi 11 juin 2026

Pour cette dernière étape, on en a assez du gravel, on prévoit donc une randonnée plus route. Suite à mon état de la veille, j'ai meme hésité à raccourcir, mais finalement le matin ça allait plutôt bien du coup on fait presque le trajet initial, juste en éliminant tous les chemins sauf les derniers.

Le début de la rando commence fort avec la plus dure montée du parcours. Ça réveille. On remonte en fait sur les abords du plateau. Au bord d'une route, je trouve même des fraises des bois, je m'en fais une petite collation ça me rappelle des souvenirs d'Aubrac de mon enfance : les cueillettes de fraises et framboises (et même myrtilles !) dans les bois étaient légion !

Puis on attaque véritablement la fin de l'Aubrac avec une jolie descente sur petite route jusqu'à Estaing au bord du Lot. La descente est très douce et régulière, d'ailleurs ce doit être une route idéale pour monter dans l'Aubrac !

On profite du passage dans Estaing pour faire la visite du centre historique du village qui est vraiment magnifique avec des maisons anciennes très stylées et typiques de la région !

Estaing, j'y étais déjà passé mais je n'avais pas remarqué à quel point le village est charmant ! Point ravitaillement à la boulangerie du village. Le flan annoncé aux framboises, plutôt aux cerises est très bon, meilleur que les mets salés que j'ai pris pour plus tard.

Et puis c'est reparti... Et là c'est le drame : toute forme d'énergie m'a quitté. Plus de jambe, plus de mental, mais il faut bien rejoindre Rodez. J'ai d'ailleurs vaguement entendu mon mental me lancer un CHEH en arrivant à Estaing.... Il reste 35 kilomètres. 35 kilomètres de souffrance avec notamment 2 belles montées encore, pour quitter la vallée du Lot... Saleté de rivière...

C'est clairement la partie la plus dure pour moi de toute la rando, plus aucun plaisir. J'avance quand même lentement, tant bien que mal car il faut bien rejoindre la gare de Rodez, pas le choix il n'y a plus de possibilités de raccourcir à ce stade. Je n'en profite pas autant que je le pourrais, mais on passe quand même par des coins assez sympa.

Arrivés à Rodelle, très joli village aussi petit que beau, nous faisons notre pause midi, comme dit plus haut pas sous le signe de la haute gastronomie pour moi. Rodelle, un village particulier car plusieurs villages autours bien plus grands que Rodelle font malgré tout partie de sa commune. Comme quoi c'est pas toujours la taille qui compte wink emoji

Puis on continue, on arrive sur une grande route quelconque assez passante qui ne fait que monter et descendre. Toujours pas la forme. Enfin, on rejoint un chemin par lequel je suis déjà passé plusieurs fois donc aucune surprise, et surtout aucune de mauvaise. Chemin qui descend de surcroît presque jusqu'à Rodez.

Quelques rues à parcourir et nous atteignons enfin, non sans mal pour ma part, la fin du parcours. Victoire, nous l'avons fait ! Un joli total de 485 km et 9090m de D+ cumulé !

Pour fêter cette victoire, j'ai très envie de glace. Quoi de mieux que le glacier de l'Aubrac pour ça ? Ok il faut monter 100m de D+ mais je peux monter bien plus pour une superbe glace 4 boules ! Quoi je suis pas en forme ? Qui est l'hurluberlu qui a dit ça ?!!