
Il y a un peu moins de 2 mois, je participais au Toulouse Grand Tour organisé par l'association Ô Gravel. Seconde année que je m'y suis inscrit, toujours sur le parcours de 100 km. Je n'ai pas le niveau pour faire le parcours le plus long, celui de 200 km, en tout cas pas en y prenant du plaisir et en profitant de la ballade, ce qui est pour moi essentiel dans ma pratique du vélo. Mais voilà, cette année le parcours du 200 allait à Auch, et j'aurais bien aimé faire ce parcours. Notamment sur le parcours aller qui suit le GR entre L'isle-Jourdain et Auch. Alors, aujourd'hui c'était l'occasion ! En effet, le seul endroit prévu sans orage avant la soirée étant le Gers dans à peu près toute l'Occitanie, je me lance dans ce parcours. Je trouve auprès du Grand Maître une trace qui part de Cornebarrieu et va jusqu'à Auch, une trace faite en préparation à l'événement, et ma foi c'est parfait, je la prolonge juste jusqu'à Montrabé pour le départ, pour coller avec une ligne de train et c'est parti !


Je pars tôt le matin (définir tôt : 8h20) de la gare de Montrabé donc. L'idée de partir de cette gare est de ne pas avoir à sortir de Toulouse. Je suis franchement pas attiré par tout ce qui est ville, j'en fais déjà assez en vélotaf, et habituellement je fais mes sorties loin des grandes villes, comme en témoigne jusque là mon absence de badge expert Komoot Toulouse alors que j'ai presque tous ceux autour ! Bon, cette sortie sera peut-être l'occasion de le récupérer, qui sait ? Même si ce n'est pas l'objectif du jour.
Bref, j'apprécie ce début de rando car très vite je passe sur des pistes aménagées, goudronnées ou non, séparées de la circulation automobile, même pas le long des routes, non, vraiment des pistes en propre. Assez improbable d'avoir ça si près d'une grande ville, ça fait vraiment plaisir ! Je passe aussi sur un chemin blanc au top qui passe le long du lac Saint-Caprais, un chemin assez emprunté par les promeneurs, mais il est vraiment très agréable ! Et je passe même aussi sur des petits sentiers en bord de parc tous mignons !




Peu après, je passe sur une route de banlieue, direction Pibrac, pas de doute je ne suis pas perdu, et surtout un nom à gauche attire mon attention, même si ce n'est pas la bonne orthographe...

Et puis je continue mon chemin, sors définitivement de la banlieue toulousaine pour atteindre assez vite des zones boisées, les débuts de la forêt de Bouconne... Une forêt très connue du coin à en croire la présence notable de marcheurs, coureurs et quelques cyclistes que j'y croise. L'orée de cette forêt est malheureusement l'occasion de constater le désastre de la sécheresse. De nombreux arbres complètement séchés dont on se demande s'ils sont morts ou simplement qu'ils ont pris le chemin de l'automne plus vite que leurs voisins... Si vous voulez mon avis je ne partirais pas sur un avis optimiste, mais bon... On ne peut pas non plus dire que c'est une surprise, ça fait des années qu'on nous alerte sur ce qui se produit en ce moment et que beaucoup font la sourde oreille...
La forêt de Bouconne est malgré tout un lieu agréable pour le gravel, car ses chemins sont tous très roulants, à minima les pistes, au milieu des arbres, qui apporte de la fraîcheur qui est clairement la bienvenue ! Et même, croyez-le ou non, je suis passé à côté d'une petite mare pleine d'eau, assez incroyable vu tout ce qu'on voit autour !


Puis arrive un sentier qui monte et qui semble quelque peu... abîmé. Il m'inspire le doute, cependant, après un passage de 2 mètre à pousser le vélo je le prends, il se révèle agréable. Quelques très courts passages où je frôle la végétation, vérification faite plus tard, pas de tiques, tout va bien ! J'arrive en haut au bord d'un champs que je longe. Au moment de redescendre, par un autre sentier, c'est moins OK. Le sentier en question descend à pic pour remonter direct après. Le genre de descente où lors de la montée on sait jamais si le vélo va réussir à pivoter dans le bon sens... Et le genre de descente qu'on peut pas faire à pied, encore moins avec des chaussures de vélo qui n'ont aucune accroche. De toute façon là, à moins d'avoir des chaussures à crampons de plusieurs centimètres tu glisses...


Bref, sans rancune, je fais demi-tour, reprend le sentier que j'ai monté dans l'autre sens et reprend la piste. Une très jolie piste sous les arbres. Je passe par la fin du sentier que j'aurais dû prendre. Vraiment dommage, il a l'air bien y a des chances que c'était juste ce tout petit passage qui était dur, le reste aurait probablement été OK. Tant pis.
Le chemin sort de la forêt, un magnifique chemin blanc où je croise deux coureurs avec un chien (la rencontre s'est bien passée, eh non des fois les chiens sont bien éduqués, même si e n'ai pas si souvent cette chance). Et puis retour sur des paysages boisés, des pistes forestières toutes aussi charmantes que les précédentes ! Puis, de nouveau on sort du bois pour des chemins au milieu des champs qui ont leur charme eux aussi. C'est d'ailleurs l'occasion de voir un chemin vert. Ça faisait si longtemps que je ne n'en avais point vu... Rien de magique ici, il passe juste au milieu de champs de maïs. Oui, de maïs. Il existe encore des agriculteurs qui ont du mal à s'adapter à la pluviométrie de leur région...




Puis, après un sentier tout mignon mais très jaune, j'atterris sur un chemin herbeux fort désagréable et qui me laisse perplexe. Visuellement il n'a rien d'anormal mais on est secoué dessus c'est horrible... Pourtant j'ai un vélo en titane et des pneus de 45 relativement peu gonflés... j'ose même pas imaginer ce que ça donnerait avec mon vieux vélo alu... Bref, j'encaisse et je retrouve un joli chemin dans la forêt ensuite. Au retour, en regardant komoot, il semblerait qu'il y ai un super chemin, qui longe celui que j'ai pris, juste à quelques mètres... Comme quoi, l'esprit d'aventurier m'aurait permis d'améliorer mon trajet haha



Une fois n'est pas coutume, je passe par une route. Une petite route. Qui me dit bien quelque chose. En effet, elle me rappelle des souvenirs puisque, m'approchant du cœur de la forêt de Bouconne, je passe sur certains passages du Toulouse Grand Tour 100 km que j'avais justement fait !
S'en suit une succession de petits sentiers que j'adore, ils sont très joueurs c'est fun comme tout, et puis des pistes forestières à foison ! Et enfin un petit sentier le long d'un petit cours d'eau en contre-bas qui me mène à L'isle-Jourdain !




L'isle-Jourdain, c'est le lieu de ma pause déjeuner. J'aurai fait 64 km ce matin, soit plus de la moitié du parcours ! Ce n'est pas habituel, mais à vrai dire ça fait bien plaisir d'avoir déjà bien avancé vu les orages prévus ce soir... Ce n'est pas un hasard non plus si j'ai fait autant de distance, j'avais réservé à l'avance dans un petit restaurant japonais que j'avais vu ouvert en ce samedi 15 août. Franchement, je vous le recommande chaudement, j'ai pris des sushis exceptionnels, des gyozas excellents. Et j'ai même découvert la soupe Miso. Enfin presque découvert, mais là j'ai découvert que c'est un plat largement sous-côté parce que c'est merveilleusement bon ce plat... en tout cas quand il est aussi bien préparé comme ici. Et puis la déco est soignée, et le personnel aux petits soins. Si vous passez par là, allez au Ô Mont Fuji (Ô Gravel, Ô Mont Fuji, y a-t-il un seul truc qui commence par "Ô" qui ne soit pas exceptionnel ? ).




Et puis c'est reparti ! Très vite, j'emprunte le GR 653 qui va jusqu'à Auch, ma destination. Il est vraiment top, avec bien sûr une grande proportion de chemins. Qui sont des chemins larges, bien roulants, forts agréable et en fait pas mal ombragés, ce qui est une bonne surprise ! Les chemins sont variés. Un coup, on roule sous les arbres, un coup on longe la voie ferrée. Voie ferrée où il y a tellement peu de trains qui passent que vous avez peu de chance d'en voir un... en tout cas ce ne fut pas mon cas. Et puis je continue, et le paysage est toujours assez beau ! Il faut dire qu'il faut l'imaginer un peu plus verdoyant, là c'est plus ambiance désertique ça fait peine à voir malgré tout !







Je passe près d'un joli banc en pierre qui m'apprend que je suis sur un chemin de Saint-Jacques de Compostelle ! Si j'avais eu besoin d'une pause, ce banc aurait été parfait ! Mais je n'ai pas encore assez roulé pour cela, donc je continue !

C'est alors que le chemin m'apporte une petite surprise : un belle montée au-dessus des 15%. Court mais intense, comme on dit ! Bon, je ne vais pas me plaindre, y avait une belle descente juste avant pour prendre de l'élan, ils ont pensé à tout... Je ne peux pas nier que ça aurait été plus difficile sans... (photo prise depuis le haut de la côte). Une fois arrivé au sommet, une très belle vue m'attend, depuis une petite route !


Les chemins se succèdent, et la plupart sont toujours ombragés. Il fait déjà moins chaud aujourd'hui par rapport aux autres jours, mais avec cette ombre plus le petit vent frais, juste ce qu'il faut, sans me ralentir, je ne ressens vraiment pas la chaleur. Malgré tout, au vu de la quantité d'eau que je bois il doit quand même faire assez chaud en vrai ! En parlant de chemins, tous ne sont pas d'un état irréprochable. Je passe notamment par un chemin bien défoncé (2ème photo ci-après) avec de belles tranchées, franchement on aurait pu faire la guerre là-dedans ! Heu... Je vous ai dit que j'ai des origines marseillaises ? Enfin, je suis pas au courant mais ce doit être le cas...


Petite pause au bord de la route car je commence à fatiguer mine de rien... Et puis je passe par un chemin qui m'amène sur Cahuzac et son église assez marquante. À l'origine, je ne devais pas prendre ce chemin et aller tout droit, car le chemin pour revenir sur la trace du GR me semblait suspicieux. Cependant j'ai vu un panneau GR allant sur ce chemin... Mais une fois à Cahuzac je me rends compte que ça ne va pas du tout dans ma direction... Je ne comprends pas d'ailleurs car ça ne correspond pas non plus à la trace du GR que j'avais vu avant de partir... Bref, je trouve finalement un chemin tout a fait correct pour reprendre mon chemin initialement prévu.
Cependant, peu après le chemin que je devais prendre est envahi par les cultures du champs d'à-côté. Clairement on peut passer, mais les tiques aussi et je préfère ne pas prendre le risque. Je continues donc tout droit en me disant que mon compteur garmin trouvera bien le moyen de me trouver une voie alternative... Erreur stratégique, il s'entête à me proposer des détours de plusieurs kilomètres pour revenir au point de départ. Garmin, juste pour info, j'ai un vélo pas une voiture. Si je dois revenir en arrière, juste je tourne mon vélo et basta, pas besoin de me proposer de faire demi-tour 3 km plus loin... Bref je continue, encore et encore. La fatigue est de plus en plus présente, j'ai physiquement mal aux jambes, ça sent la fin, et en plus de ça je commence à être inquiet pour mon train. C'est donc le moment de demander à Google Maps de me trouver le plus court chemin jusqu'à la gare de Auch. J'arrive donc avec 15 minutes d'avance, finalement je suis large, et je prends ce qu'il reste au distributeur : un paquet de bonbons. Pas top pour la ligne, mais vu l'effort, je pense qu'on me le pardonnera !
En regardant cette fin de parcours sur komoot, je vois qu'en partant juste de l'autre côté j'aurais eu un chemin qui a l'air topissime... Comme quoi, avec du temps et en étant posé on peut prendre de meilleures décisions ! Mais je corrige la trace pour la prochaine fois, je passerai par là !





Je partage en plus de la trace effectuée, la version corrigée telle que je la ferais si je refais ce tour.
* tour corrigé non effectué encore, peut encore comporter des passages non souhaités