
Je vous partage ici une randonnée que j'ai faite sur le week-end du 23 mai de cette année. Cette randonnée n'est pas réellement partie d'Albi, mais disons que la partie avant Albi n'est pas publique. La partie la plus belle de cette rando était après Albi, vous ne ratez rien ;-)
L'idée première de cette randonnée était de retourner dans le super hôtel-restaurant où j'étais déjà allé il y a quelques temps, à Brousse-le-Château. Puis ensuite d'aller voir à quoi ressemble Saint-Affrique. Et enfin de monter pour aller quasiment jusqu'à Rodez, tout en passant par le célèbre lac de Pareloup. Une randonnée variée, qui commence en plaine et finit en plein Massif Central !


Jour 1
samedi 23 mai 2026
Je traverse Albi puis rejoins le début des gorges du Tarn, en passant de l'autre côté du Tarn que celui par lequel je passais jusque là. La trace passe par une route moyenne mais pas trop passante, tout du moins le jour où je l'ai faite. J'apprécie de temps à autre une belle vue sur le Tarn.

Le long du parcours, je découvre aussi une étrange construction dont le sens n'est pas forcément très clair :

Puis la route continue en profitant de la belle vue le long de la route. Et aussi de quelques surprises de komoot qui a tenté à plusieurs reprises de me faire passer par des propriétés privées... Heureusement les panneaux étaient bien visibles, à croire que les locaux ont comme l'habitude haha !



Puis on arrive sur un chemin en bord du Tarn qui est top ! Puis un sentir très agréable lui aussi même si quelques herbes hautes ne me rassurent pas trop, mais c'est tellement joli et agréable que tant pis ! Petit passage technique où ça monte fort pour rejoindre la route, puis où ça descend fort. Et puis ensuite je suis censé reprendre la route mais j'aime tellement ce sentier que je continue sur sentier, et je regrette pas du tout.
Enfin je rejoins la trace habituelle sur une sorte de piste cyclable qui se transforme en chemin, c'est gravel ou c'est pas gravel ? À vrai dire ça finit presque en VTT ça monte à plus de 14% avec des grosses pierres à franchir. J'ai beaucoup aimé étonnamment c'est très technique, il faut se masser sur l'avant du vélo pour le plaquer au sol, c'est amusant en fait !





L'arrivée à Brousse-le-Château se fait cette fois en descendant sur le village. Arrivée tôt cette fois, vers 18h. La dernière fois j'avais frôlé l'hypothermie pour m'y rendre, aujourd'hui avec 33° max annoncé, aucun risque !
Une rando sympa en somme, surtout les chemins de la fin que j'ai beaucoup aimé, c'est un incontournable !!
Je profite ensuite d'être arrivé tôt pour visiter la ville, de jour comme de nuit. Avec au milieu le repas, toujours excellent, au Logis Hôtel de Brousse-le-Château !
Galerie photos
Jour 2
dimanche 24 mai 2026
Cette seconde randonnée est bien plus exigeante notamment du fait d'un fort D+, il faut bien y monter dans la montagne ! Et aussi aujourd'hui une forte proportion de chemins. C'est joli et agréable les chemins, cependant ça fatigue plus vite... Peut-être aussi que la chaleur et les nombreux kilomètres de la veille n'ont pas aidé...
Le départ est tranquille, on longe le Tarn, puis c'est assez plat jusqu'à Saint-Affrique. Un petit changement d'itinéraire car un chemin prévu par komoot était bouché (et pas envie de braver les tiques pour forcer la passage, la suite avait l'air mieux mais encore plus ou moins encombré). Je passe donc dans un tunnel un peu long, sympa ces anciens tunnels ferroviaires. Sur la suite du parcours le long du Tarn, je passe par d'autres tunnels théoriquement interdits aux vélos. C'est assez marrant la politique du coin : pour chaque tunnel, s'ils ont prévu une alternative vélo (même si ça fait 5 km de détour parfois), alors le tunnel devient interdit aux vélos. Sinon, alors que le danger est le même et que rien de plus n'est fait, alors c'est autorisé. Donc déso, j'ai pas fait les détours et j'ai survécu LOL. Sur cette première section je passe par un chemin très sympa qui vaut clairement le détour !

Une fois atteint Saint-Affrique et le passage par la boulangerie effectué, les choses commencent avec une belle montée d'un peu plus de 6 km. Quelques murs au passage, mais ça se fait. Une chance avec cette chaleur, la montée est principalement à l'ombre ! Une fois arrivé au sommet, je passe par plusieurs chemins tip-top, une belle descente, puis c'est reparti pour une montée de 3 km et quelques, rien d'insurmontable. Passage par un passage où j'entends un chien au loin (je l'avais déjà vu sur google street view mais comme les images dataient de 2024 j'avais l'espoir qu'il soit mort entre temps... Bon ceci dit il a pas eu le temps de me rattraper). Ceci dit le chemin ne valait pas le coup, je ne ferai pas le petit détour pour lui si je repasse dans le coin.









Puis c'est le moment de redescendre dans la vallée du Tarn. Eh oui, c'est le moment où je vais regretter d'en avoir dévié. Car les précédentes montées m'ont déjà un peu entamé. Et là c'est parti pour plus de 7km de montée pour s'extraire de cette vallée et atteindre les hauteurs du massif central aveyronnais. Pas de chance, cette montée se fait majoritairement au soleil, et il est vers 14h, vraiment dur ! En plus, pour ne rien arranger komoot me fait passer par un chemin, toujours au soleil, avec plus de 15% de pente, je pense même que mon compteur a sous-estimé on était facile à 18%... Franchement c'est pas adapté à un vélo hors gros VTT électrique ça... La prochaine fois que je tombe là dessus, faut que j'envoie le PDG de komoot faire la trace il fera moins le malin le bougre !!



À moins d'1,5 km de la fin de la montée c'est le drame : j'ai un manque cruel de jus, je sens que mes jambes se ramollissent, j'en peu littéralement plus, je décide donc de m'arrêter dès que j'atteins un peu d'ombre, et je m'allonge carrément sur la route. Moment introspection où je remets ma vie en question... bon peut-être pas jusque là mais je me demande pourquoi je m'inflige ça... J'ai ni soif ni faim alors que j'ai pas fait un gros repas ce midi... Je bois cependant facilement, la soif vient en buvant non ? Par contre même si j'ai pas du tout faim, je me force à manger une barre énergétique. Et puis je patiente, toujours allongé sur la route en écoutant si une voiture arrive pour me relever pour ne pas qu'elle croît que je suis en galère... Alors que bon concrètement si, je suis en galère. Je me dis que si on me proposait de me ramener je n'aurais pas la force de refuser. Je n'ai qu'une envie à ce moment là : rentrer !!
Après une pause, et avec un tout petit peu plus de moral, je repars tranquillement. Cette pause m'a fait du bien, j'ai de nouveau de l'énergie. J'arrive en haut de la côte. C'est vraiment très beau, même si j'ai pas la force de complètement en profiter. Une autre côte m'amène au sommet de la rando. Au pied d'un parc d'éoliennes. Le paysage est sublime. Mais là surprise, après avoir tourné à droite : une barrière coupe le chemin. Pas d'indication de comment l'ouvrir ni qu'il s'agit d'une propriété privée, bizarre... Je décide donc de prendre le chemin de gauche. Et après quelques dizaines de mètres : paf ! La même barrière ! Je trouve malgré tout le mécanisme d'ouverture, et je passe, tant pis, je ne sais pas si c'est autorisé mais je ne vais pas redescendre c'est mort ! Après avoir repassé quelques mètres plus loin la même barrière, j'arrive sur un chemin que j'emprunte et je rejoins une route qui me ramène sur l'itinéraire initial.






Le trajet passe par plusieurs chemins, surtout en descente, un peu chaotiques, mais ça va. Une particularité de ces chemin aveyronnais : les bancs de sable surprise : il faut savoir réagir vite pour éviter la chute haha ! Arrivée enfin à Salles-Curan où je m'arrête prendre une glace 3 boules car j'ai besoin de BEAUCOUP de réconfort (et d'énergie aussi au passage). La serveuse me fait la remarque que je suis gourmand, je lui répond que j'ai hésité avec 4 boules, donc non je suis plutôt raisonnable...
Arrivée ensuite au lac, ou plus exactement au ruisseau qui l'alimente (ou sûrement plutôt l'un de ceux vu sa taille), juste avant qu'il ne se transforme en lac. Là je décide de rouler sur la berge et non sur le chemin prévu. Juste avant de revenir sur un vrai chemin, je vois une femme qui joue avec son chien dans l'eau. Ça me donne une idée et je fais une pause baignade. Et non, je n'avais pas prévu de maillot, pas besoin, je me met à l'eau tout habillé, j'ai simplement retiré chaussures et chaussettes parce que le sploch sploch, non merci quand même.



C'est exactement ce qu'il me fallait !! Je repars de la ragaillardi, avec une barre d'énergie bien remontée ! Les vêtements mouillés me protègent mieux qu'un climatiseur de la chaleur, c'est parfait ! Une fois la (terrible) vallée du Viaur franchie (cette manie qu'il a de toujours creuser bien profond...), c'est presque du tout plat ou descente jusqu'à l'arrivée ! Et je passe aussi par des chemins vraiment trop bien, je les notes pour plus tard !




Une rando au final plutôt sympa, de jolis paysages, de la diversité. Le fait d'aller vers la montagne, c'est bien pour les yeux, moins pour les jambes. Peut-être moins dur par temps moins chaud (et en évitant le chemin à 18%, komoot je te vois), je retire malgré tout surtout du positif de cette rando !
Et pour conclure cette journée haute en intensité, je profite dans le train du retour d'un magnifique coucher de soleil !
